CELLULES

une histoire, des histoires
sujet créé le 11 mars 2004
Andreas Scholmann, Louis Alducci, Tristan Le Goff, Jules Morel, Stefan Gombrowicz, Svetlana, Darkovicz, Carbonnel et la Machine partagent une même "histoire" dont nous n'avons malheureusement retrouvé que des bribes et que nous avons placées dans chacune de vos cellules.
Nous vous invitons ici, à partir de ces fragments, à en imaginer la suite de façon à créer votre propre "histoire", elle même composante d'une "histoire".
Votre approche devra donc privilégier la cohérence globale de cette "histoire" en portant votre attention sur le texte général et plus particulièrement sur vos 2 cellules voisines.

Andreas Scholmann s'est mis à tuer parce que son estomac pourrissait.
Le phénomène n'était pas isolé, tant s'en faut : cela faisait déjà longtemps que les ondes cosmiques émises par les aliens faisaient changer ses organes de place.
...
A vingt heures vingt et une, quelques secondes avant la fin du reportage, l'antenne de télévision placée sur le toit de son pavillon fut la cible d'une attaque des Aliens, preuve qu'ils ne voulaient pas qu'il en sache plus.
Andreas ressentit alors a nouveau en lui cette fameuse sensation . Sa tete se mit a tournée il perdit ses repères , sa vision se brouilla, son corps s'écroula par terre.Il connaissait bien cette experience ; les aliens revenaient c'etait sur .il lui fallait resister cette fois ci allait il etre assez fort?
Deux jours plus tard, la banque de monsieur Simonin prévint la police qu'une somme de trois cent-quatre-vingt-huit francs avait été prélevée sur la carte de la victime, un peu moins de deux heures après le crime, dans un hypermarché de la Queue-en-Brie.
Trois cent quatre vingt huit francs (eh oui, c'est une vieille histoire...)
3 100 80 8 FR
3
8
8
bref...de quoi s'acheter quelques cannettes de bonne bière
...ou encore la petite carabine noire, en plastique, qui fait l'émerveillement de tous les gosses du rayon jouet...au grand désespoir des pauvres mères, saignées à blanc par cette génération de bébés-conso...
Les souvenirs d'Andreas sont très vagues à partir de ce moment-là. Il se souvient juste avoir regardé la carabine enveloppée de plastique noir.
Il essaya malgré tout de revenir en arrière, à la manière d'un film. Cette carabine, Andreas se questionna sur le fait de savoir si elle lui appartenait, s'il s'en était servi et si c'était le cas l'avait-il encore. Il se sentit contrôlé par une force qu'il ne pouvait combattre. De plus son mal empirait, tous ses organes étaient comme en ébulitions. Qu'allait-il faire? Qui aller voir ? Pourrait-il contrôler cette force encore longtemps?
Le téléphone sonna, Andreas ne réalisa pas tout de suite, après quelques secondes il se leva en direction de la table et décrocha. au bout du fil une voix haletante le pria de faire attention à lui et de ne pas croire tout ce qu'on lui disait. Andreas demanda qui était au téléphone, mais avant qu'il n'ai fini sa phrase son interlocuteur raccrocha. Andreas resta debout, perplexe pendant plusieurs minutes, puis retourna en direction de son fauteuil.
Il se mit à refléchir aux derniers évènements, des coups retentirent violement sur la porte d'entrée, Andreas sursauta, se leva puis s'approcha de la porte silencieusement quand celle-ci vola en éclat. Deux hommes habillés de blouses blanches se ruèrent sur lui.
Lorsque l'hôpital psychiatrique de Düsseldorf accueillit pour la première fois Andreas Scholmann, il était âgé de dix-neuf ans et il présentait des troubles pathologiques d'importance.
aujourd hui Andreas n' a meme plus les capacité intellectuel pour poursuivre un traitment psychologique de sa pathologie. Nous sommes conscient que son comportement est un jeu d'une perversité affolante, car il se met lui meme en grand danger, il le sait et le désir. Mes collègues et moi meme sommes persuadé que le seul moyen de mettre hors danger notre patient est de lui lobotomiser la cellule décisionnelle de son cerveau. Cependant nous avons besoins de renseignements concernant l affaire des meurtres succesifs, ces renseignements sont primordials pour le bon déroulement de l affaire, le commissaire instaure ici meme sur l ensemble du personnel une pression écrasante. Une seule alternative est dès lors possible, nous devons faire appel a l hypnose revelatrice en condition de post opération, qui débouchera directement par le geste chirurgical de la lobotomie. Une fois de plus nous risquons de perdre notre patient mais nous n avons pas d autre recours.
"Je conduis. C'est la nuit. Il pleut et il fait froid. Je roule sur les quais en direction de Paris, j'arrive en vue du pont de Conflans."
"La route est longue... Au fait, je vais où ? Pourquoi suis-je ici, à Paris, devant ce pont qui provoque en moi une sensation étrange?"
S'interrogrant sans parvenir à obtenir de réponses, Andreas Scholmann arrêta sa voiture sur le bas côté. Il ouvrit la portière en posant un pied à terre. Sa chaussure baignait dans une flaque d'eau. Son regard descendit lentement vers ses pieds, contemplant sa chaussure trempée, ses yeux s'ouvrirent à la limite de l'exorbitation, le regard agard, fixant un point imaginaire dans le vide. Puis, tout s'accéléra. Son souffle devint de plus en plus rapide, on l'entendait respirer comme un bête affamée... Il se leva du siège de la voiture, fit un pas, regarda à nouveau ses chaussures, puis se mis à courir sur le pont en criant: "la pluie, l'eau qui mouille mes chaussures, je te hais!". Sur le pont il remarqua un homme étendu sur les pavés...
Andreas Scholmann s'est tellement goinfré de barbituriques et d'alcool qu'il est tombé dans un coma narco-éthylique.
Ravagé par ses divers abus,Andréas s'écroula sur l'homme allongé au sol.Quelques minutes plus tard,une jeune femme, en voyant les 2 individus écroulés par terre, arrêta son véhicule et prévint aussitot le Samu.Andréas fut aussitôt conduit à l'hopital de Dusseldorf.Là bas, les docteurs n'étaient pas surpris de le voir dans un tel état.Les médecins connaissants bien le cas de Mr Scholmann se concertèrent: La lobotomie de la cellule décisionnelle du cerveau devenait urgente.Au bout de 18h de coma, Andréas se réveilla lentement, il racontait en boucle cette même histoire retraçant sa soirée un peu trop arrosée:
L'angoisse ne cessa de monter, tout au long de la journée.
Un homme étendu sur le pavé qui plus est sur un pont: sans doute mort!!!
Notre héro mal léché-argneux-pas content se sentit quand même obligé d'aller vérifier cette hypotèse.
1/ se rappeller ne pas bouger le corps
2/ chercher un pouls
3/ si il ya beaucoup de sang par terre c'est foutu.
Avec toutes ces émotions un voile se place devant ces yeux, il a beau cligner des paupières ,le lavage automatique ne s'effectue pas.
Il s'approche du corps, se penche, ce n'est pas un homme: c'est une femme. Cheveux bruns courts, jean, pull bleu (tâché), appriori la quarantaine. Seulement si on regarde ses papiers d'identités laissés à l'abandon dans un portefeuille en cuir rouge (où il n'y a pas d'argent...), elle n'a que 24 ans, s'appelle Svetlana Portnoff et n'est pas brune du tout!!
Bon cet état de fait n'est pas le plus important: morte ou pas morte? A priori pas morte, son pied gauche essaie d'esquisser un mouvement. C'est à ce moment là qu'Andréas entend une sirène au loin. Merde les poulets, il fuit; s'ils prennent cette route et voient la femme ils vont croire qu'il est l'agresseur.
Mais une voiture arrive en face, elle roule en plein phare et l'éblouie (lui qui n'y voyait déjà pas très clair), cette lumière le perturbe,l'assome, il se sent tomber ...
Et à cet instant précis; plus rien, juste un petit grésillement, une dame en blouse blanche tenant une télécommande à la main lui dit avec un grand sourire qu' "il est l'heure d'aller faire sa petite promenade dans le parc".
Grrrrr ce parc!!! Andreas ne le porte pas vraiment dans son coeur.
Il s'est avéré impossible de reconstituer pleinement le fil des journées d'Andreas Scholmann à partir de cette date.
Un parc aux allures de cimetière, non loin de l'église St Jean XI où Andreas Scholmann se rendait régulièrement. Personne ne savait réellement ce qu'il y faisait. Peut-être venait-il y déposer quelques Anacamptis laxiflora sur la tombe de sa grand-mère Eirka. Ou bien une linaria supina pyrenaica, fleur dont l'odeur évoque la pourriture et le corps en décomposition (ndlr). Il aimait les fleurs, il les aimait trop peut-être. Cette fâcheuse tendance qu'avait Andreas lorsqu'il écumait les allées, à la recherche d'une espèce rare, durant ses sorties au parc, le rendait imprévisible et distant des autres groupes. Sa passion lui apportait de la persévérence mais également de l'irresponsablilité. Il était difficile pour les aides soignants de le suivre aussi bien physiquement que psychologiquement dans son processus de réintégration sociale. Le choc, provoqué par la vision du corps inerte, ajouté au flash puissant produit par la voiture, qui le rendait aupravant hystérique, l'ont embarqué dans une spirale infernale où la perte d'identité et de confiance font d'un homme l'esclave de la société...
Ce jour-là, Louis Alducci sortait de l'entrepôt avec un énorme poste de télé au format 16/9 dans les bras.
...
J'ai rencontré Tristan Le Goff à une ou deux reprises pas plus à l'époque, mais c'est bien après, beaucoup plus tard lorsque j'ai rencontré certains des acteurs de cette histoire en vue d'écrire ce livre, qu'il m'a confié comment il avait vécu la chose de son côté.
...
Quand Le Goff gara sa voiture près de l'incendie, les pompiers étaient au plus fort de la tâche.
...
Lorsqu'Andreas Scholmann reprit vaguement conscience, il se trouvait quelque part dans la campagne française.
Il essaya de retrouver sa memoire avant son arriver ici, mais une violente douleur à la tête l'empêcha d'avancer plus loin son analyse.
Il s'arrêta de marcher, ferma les yeux , essaya de faire le vide dans son esprit. Mais toujours cette douleur aigue, elle lui bouffait le crâne comme une fourmi, l'empêchant de réfléchir ou de se concentrer.
Pourtant, l'harmonie parfaite et le silence qui flottaient dans l'air lui calmèrent ses troubles pathologiques...il avait l'impression d'être dans une vaste étendue de fleur, leur parfums furent comme des vagues qui s'amoncelèrent et se poussèrent vers lui, plus loin, un cièl... magnifique, aux reflets bleutés...mais il se colora lentement en rouge... puis, il devint progressivement noir, noir comme la mort......
"...tszzzz...pt...tzzzzz...pt..."
Soudain,un bruit de radio pénétra dans son oreille.
Il ouvit les yeux, essuya son visage humide.
Une voiture roula à toute vitesse vers lui...la seconde suivante, il était 5 metres plus loin, en dehors la route. Encore une fois, un réflexe viceral, un sentiment familier, comme ceux d'autrefois...Puis, une sensation de douleur,diffuse dans sa tête l'empêcha de continuer à penser.
Fuir!
Fuir de cette douleur!
Il commença à courir, une force étrange l'emmenait vers le village. Pourtant, il connaissait la route, comme s'il était déjà venu ici: Au fond à droite, une cabine téléphonique; en continuant cette rue, une banque ...les images du village étaient comme les flashs dans sa tête.
Une voiture s'arrêta près de lui, un homme baissa la vitre, il sursauta : "Excusez-moi, monsieur, vous connaissez..." Un radio était entrain de grésillé dans sa voiture...
Andreas sentit quelque chose le pénétrer. Pas physiquement, mais mentalement, fouillant, remuant sa mémoire. Et il ne pouvait rien faire, il était tétanisé et troublé, incapable de parler ou de bouger. Soudain, une douleur très violente le traversa, lui donnant l'impression que chacune de ses cellules explosaient...il se souvint que son dernier regard était rouge, rouge sang...

Quelques jours plus tard, le corps de monsieur Simonin a été trouvé, inerte...

Reprenant ses esprits, Andreas se retrouva dans une voiture, il s'arrêta près d'un distributeur, et sortit un portefeuille dans sa nouvelle veste.
Il possédait une carte Visa. S'il prenait au distributeur le maximum autorisé sur sa carte, soit trois mille huit cents francs, il pourrait gruger le système inhumain qui gérait les destinées du monde et voulait l'empêcher de financer sa fuite.
Chacun à une destinée qui lui est propre cependant la société humaine s'est vite auto-corrompu. L'argent, l'argent toujours l'argent."Tout s'achette et tout se vend",on peut acheter un cauchemard pour l'envoyer à un voisin qui vous embête on peut éviter des procès délicat... Le tout est de s'adresser à la bonne personne.Celui qui règne en maître incontesté et surtout incontestable sur ce système inhumain c'est le grand ordonnateur.C'est lui et lui seul et sa fine équipe de mercenaire toujours prète à aider des créanciers à s'aquitter de leur(s) dette(s).
C'est ainsi que les exécutions sommaire se justifiaient. Si personne n'osait s'opposer à ce système odieux, la mort de Toineb sonna le glas de cet ère pécunière.En effet Toineb était le mératus(ce qu'on appellait auparavant le maire) de Setnan une petite ville de l'ouest. Cet homme combattait autant qu'il le pouvait le système instoré par le grand ordonnateur, il était aimé et respecté par ses concitoyens. Cependant pour agir et remplir son rôle de maire Toineb devait toujours trouver de nouveaux investisseurs approuvant sa cause. Malheureusement il se fesaient de plus en plus rare et de moins en moins généreux. Ceci s'expliquant peut-être par la pression qu'exersait l'équipe du grand ordonnateur sur les plus grosses fortunes du territoire. Ainsi il y a quelques semaine étant Toineb se trouvant coincé entre son désir de lutte et son rôle de mératus vient à empreinter de l'argent à ce qu' il croyait être une organisation de résistant. IL n'en était rien. Il s'était fait piégé. C'était la "fameuse équipe" qui avait organisée ce crime. Pour Toineb c'était la fin, il lui fallait rembourser maintenant.Il y a trois jour, Toineb se lève en sachant bien qu'il se reverra plus les siens. Effectivement à 14H00 arrivant vers la place Lingras il fut tué pour impayé.Son corps fut négligemment caché avec celui d'un clochard qui se trouvait par là, comme pour faire croire à un raquette qui aurait mal tourné.

Voici un portait de Toineb.

C'est Jules Morel qui découvrit les corps.
Le pauvre Jules, petit déjà il avait dû subir ce genre d’épreuve terrible lorsqu’il découvrit à l’âge de 6 ans le corps sans vie de Zouba, son épagneul breton, terrassé par une cirrhose du foie Le chien s’était goinfré la veille de chocolats que son maître avait négligemment oublié sur la table de la cuisine...
Triste lendemain de Noël...

Cette fois-ci, les psychiatres de la cellule d’aide auront fort à faire...

Une main, celle de commissaire Lastar se posa sur l’épaule de Morel.
- Ne vous inquiétez pas mon brave !
Mes meilleurs hommes sont sur le coup ! Nous ne tarderons pas à découvrir qui se cache derrière ces crimes affreux ! Affirma le commissaire avec certitude, tout en sachant que son odeur de vinasse avait l’habitude de le discréditer.
Se retournant, vers le vétérinaire légiste, afféré sur les cadavres de Plic et Plouc, les deux bichons maltais sauvagement crucifiés contre le mur du salon. Le fonctionnaire demanda :
- l’heure du crime ?
- environ 1 heure. Répondit le spécialiste.
- c’est tout frais alors, puisqu’il n’est que 15h00...
- heu... 1h00 du matin commissaire...
- oui, c’est tout frais de 14h00 alors...

Si vous voulez que le commissaire interroge Jules Morel, rendez-vous ici...
Si vous préférez que le commissaire réfléchisse à tout cela seul..., rendez-vous là...
Le 18 Novembre au matin, Andreas s'est prudemment extrait de cette vaste forêt sarthoise.
...
L'écoute de la BBC, programmée rituellement chaque soir avant le coucher, ne lui apprit rien de plus.
Il allat donc au lit mais ne put fermer l'oeil de la nuit. Cette affaire lui paraissait tellement irréaliste mais à la fois si prenante...Il ne pouvait s'imaginer et accepter que quelqu'un ,"se blondin à moustache", puisse tuer plus de monde que lui. Il descendit, pris un mug avec pour seul dessin de prendre un bon café pour tenir cette nuit qui allait lui paraitre bien longue. Il sorti de son placard un sachet de nescafé qu'il déverssa presque méchaniquement dans son mug. Il ressassait les vieux souvenirs de son séjour à l'hôpital psychiatrique où il était arrivé à l'âge de 19 ans pour la première fois. Un frisson de jouissance lui parcouru l'échine... Son expression changeat du tout au tout... Il ne ressentait maitenant qu'une immense envie de tuer.

Andreas sorti de cher lui tel une ombre éclairée par un faible halo lumineux le rendant presque aussi invisible qu'un chat noir en pleine nuit. L'air était glacial dehors, à peine ouvrait-on la bouche qu'une épaisse vapeur en sortait. Cette nuit la, il ne rentrat pas et plusieurs personnes furent portées disparues.

Le lendemain, Andreas revint cher lui et pris une longue douche. Il ressassait cette nuit de plaisir intense, revoyait ces corps déchiquetés, découpés... La journée passa lentement et péniblement, et finalement la nuit repris ses droits. Andreas pris sa voiture et allat se promener du coté des "Halls". Il y régnait un parfait silence. Sur la gauche se trouvait une sorte de salle de cocktail, avec des fauteuils en cuir entourant des tables de bois sombre. Déserte. Tout au fond, une fenêtre qui d'ordinaire devait dispenser une vue époustouflante. Elle n'était ce soir qu'un pauvre rectangle noir. Sur la droite, une imposante cheminée, où crépitait un feu discipliné. En sourdine filtrait quelques notes de Beethoven, une sonate pour violon et piano. Le comptoir de la réception était un plan lisse d'un très beau bois, et le mur de derrière arborait une oeuvre d'"art".

Puis un détail retint son attention... Il n'y pretta guère attention et détourna son regard. C 'est alors que le même phénomène attira encore son attention... Il voulut en avoir le coeur net. Il entra dans une salle ressemblant étrangement à une remise. Tout était noir, c'est à peine si l'on distinguait les quelques étagères et cartons entassés ça et là. Soudain un bruit lui parvint venant de la salle d'à côté, il poussa la porte et s'enfonçat dans le noir le plus total. Il chercha désespérément un interrupteur en vint...

(texte suivant)
De sa poche, il extirpa le Zippo et il rabaissa le capot, prêt à l'enflammer d'un coup sur la molette.
Mais là, une idée lui vint... De glace tout un moment, l'homme ne disait rien. Un cours instant d'hésitation, Etait-ce ce qu'il y avait de mieux à faire...?
D'un vif geste sur son pantalon, il fit l'étincelle qui enflama l'essence du zippo, puis plonga le lieu dans les flammes. Dans un épais brouillard de fumée noir, il perdit connaissance... C'est plongé dans ce profond coma, que les flashs de la BBC lui revinrent. D'abord des brides, puis des passages plus complet, jour après jour, depuis plusieurs année, il revit chaque tragédie. Puis dans le flou, un homme était là.Un homme, blond, à moustache, était présent dans tous les reportages, en fond d'image, au second plan, plus ou moins flou. Mais cet homme était bien toujours le même. Il observait les secours, puis disparaissait. En turquie, il était là, les derniers attentats de Madrid, il était là aussi... A Lisbonne le même jour, il était toujours là. Mais qui est ce curieux personnage, que sait il, jusqu'où est-il impliqué. C'est dans le livre Les Hommes de Paille qu'il y trouva un embryon de réponse. On l'appelait l'Homme debout. Jamais vraiment identifié, il défiait les caméras. Plusieurs années, et jamais personne n'avait trouvé ça suspect... C'etait probablement qu'un journaliste... mais où tenait-il ses informations pour être le même jour à Lisbonne et Madrid. Etait-il proche aux plus grands mouvements terroristes actuelles ? Bien des interrogations surgissait. Puis tout s'accelera, Andreas crut reprendre conscience, mais il en était rien, plongé dans dans un flou total, il aperçu deux 607 noires vitres tintées, 6 hommes cagoulés s'en extirpaient et rentraient dans les "Halls".
Lorsqu'il reprit conscience, il roulait sur une route plongée dans les ténèbres.
where am I? yes because I'm bilingual as well...sometimes...
Mais ou je suis??? (ehh ca vous en bouche un coin!!!)
¿ Pero dónde estoy? (ca c'est de l'espagnol...)
Aber wo bin ich?(un peu d'allemand ca detend...)
oui je suis tres cultivé et alors???
d'ailleurs j'aime beaucoup le violon aussi...
Le docteur Stefan Gombrowicz a légèrement monté le volume de sa chaîne. Le violon aérien de David Oistrakh est venu survoler le rythme crépitant de l'eau tombant du ciel nocturne.
Emporté par cet air qu'il appréciait tant, il s'assoupi. Mais brusquement!! le téléphone retenti, et le docteur fut sorti de son songe. Bien malgré lui. Il pesta contre cette sonnerie stridente, mais se décida tout de même à répondre.

"Allo ?" Fit-il.
"Bonsoir, c'est le capitaine Hermut des forces de police à l'appareil."
"Bonsoir, capitaine, que puis-je faire pour vous à une heure aussi tardive ?"
"J'aurai quelques questions à vous poser."
"Et de quoi en retourne-t-il?
"Je ne peut point vous en informer par téléphone, je vous donne donc rendez-vous demain à l'aurore dans mon bureau."
Et sans attendre une réponse, il raccrocha. Le docteur, surpri de cette conversation si incongrue, en resta sur sa fin. Il se mit à réfléchir à haute voix :
"Quel malautru, de quel droit se permet-il de déranger les gens à une heure aussi tardive, sans aucune politesse, ni sans plus d'explications!!"
Le docteur s'en alla donc se coucher, mais tout de même un peu perplexe sur ce qui l'attendai demain.
La nuit passa, et :
"Quelle nuit, s'écria le docteur en se réveillant. Ce fut la courte et l'une des plus mauvaise que j'ai passé ces derniers temps. Qu'est-ce que ce capitaine peut bien me vouloir, pour me faire lever si tôt."
Il prit sa voiture, et se rendi au bureau du capitaine. Arrivé, il entra et là, le capitaine l'attendait :
"Vous êtes en retard, docteur!"
"Désolé capitaine, je ne suis pas du matin. En quoi ma présence est-elle nécessaire?"
Le capitaine fit entrer ces équipiers, et lui expliqua la situation.( Cela pris alors quelques heures!!)
"Je dois donc travailler avec vous sur une affaire de tueurs, si j'ai bien compris?"
"C'est exact" répondit le capitaine.
Le docteur étant mit au courant, il lui fallait alors en avertir ces collègues pour l'aider à résoudre cette enquète. Il alla donc voir ces collègues dans l'apprès-midi pour leur ésposer les faits.
"Alors voilà, nous devons donc travailler en collaboration avec les forces de police pour résoudre une enquète." Il commença alors à expliquer...Le discours fut très long. Un de ces collègues s'était même assoupi. Le docteur le réveilla et dit-alors : "Voyons, un peu de tenu, la situation est grave. Je reprends donc : "(voir autre colonne).
Comme il me l'expliqua, pendant très longtemps, des décennies au moins, les tueurs plus ou moins nomades ont profité de l'inadaptation des forces de police américaines, divisées en juridictions étanches et souvent rivales.
Andreas faisait partie de ces tueurs et c'était l'un des plus dangereux. Tous les lundi les flics retrouvaient 21 victimes toutes tuées de la même manière. Les corps étaient retrouvés saucissonner et les entrailles éparpillées en cercle. En plus de cette curieuse découpe de boucher, les estomacs des victimes étaient emportés. Le docteur gombrowicz me donna l'explication(il avait été l'un de ses médecins à l'hôpital psychiatrique de ...(à suivre)
La présence de Svetlana à mes côtés, après l'avoir prise à son domicile de la porte de Versailles, a heureusement ensoleillé cette matinée aux couleurs de coron.
Son parfum muscé m'envouta pour mieux me précipité dans la limpidité de ses yeux saphir.Une mèche de ses cheveux, dorées comme les blés, vint froler ma joue, frissonnante d'extase. Quand soudain, m'extirpant violemment de cette instant ennivrant, un caniche noir (la race canine la plus féroce) sauta sur Svetlana, puis reparti en courant, emportant avec lui la partie droite du visage de Svetlana. Horrifié, je fit un bond en arrière puis contempla, paralisé, le visage de Svetlana. Contrairement à la normal, ce ne fut pas des bouts de chair ou du sang qui étaient désormais apparent; mais bel et bien une sorte de nuage; un nuage de poussières scintillantes bleues saphir.
Gombrowicz a essayé d'intervenir, mais il est resté la bouche ouverte alors que l'autre reprenait, sur un ton sec et cassant :
- "Ecoutez monsieur Darkovicz, je ne mets pas en cause vos compétences dans le domaine qui est le vôtre, je mets en doute l'opportunité de vous confier une mission qui touche aux profondeurs de l'esprit humain..."
"tu peux te la mettre là où je pense ta profondeur de l'esprit humain ..." pensais-je très fort. Après tout je ne suis pas n'importe qui, c'est moi le boss dans ce domaine !

Il est vrai que ce Darkovicz est quelqu'un d'exceptionnel, vu qu'il n'est pas terrien. Ses parents ont toujours été un peu trop coulant avec leur fils unique. Il se trouve rapidement une grande passion pour les terriens: "ces petits êtres sont facinant et sans gélatine!" disait-il souvent. Comme ses parents en ont fait un enfant pourri-gâté, ils lui ont bien évidemment offert un humain!

Malheureusement cet humain n'était pas très représentatif de sa race (il était petit et un peu idiot, voire trop ). N'empêche que Darkovicz l'aimait beaucoup; c'est pour cette raison et en souvenir de sa mort (il avait trop bu) qu'il a pris son apparence en arrivant sur Terre avec son astronef.

Et comme il est fait principalement de gélatine, il peut faire plein de trucs bizarres avec son corps. Sa spécialité c'est le coup du doigt dans le nez et dans l'oreille.Naturellement il cherchait à ne pas trop éveiller les soupçons sur ce qu'il est.

Pendant qu'il repensait à tous ces bons moments, tout le monde partait sans lui, le jour aussi d'ailleurs...
La nuit est tombée à la vitesse d'un avion en piqué. Lorsque nous avons quitté la maison de la villa Kronstadt, il subsistait encore une pâle lueur derrière les nuages bleu gris qui recouvraient la ville.
...
Vous êtes têtu, Darkovicz, mais vous ne me ferez pas changer d'avis... Je verrai si je modifie mon jugement quand nous pourrons interroger Scholmann, ou si des éléments nouveaux surviennent pour éclairer l'enquête...
A ce même instant, une sonnerie rententi. Au bout du fil, personne, seulement des bruits, ainsi que des cris stridents accompagnés d'une musique sourde et lointaine.Ces sons désagréables à l'oreille, ne pouvaient pas venir d'ici, mais ça va de soit, d'ailleurs!!!! Je me sentais pas bien, il fallait agir.Etais-je en train de rêver?je ne sais pas, mais cela semblait si réel et en même temps à l'inverse, irréel. Rapidement, je pris mon veston, sorti de cet endroit, afin de prendre le grand air frais.Et je ne sais comment, je me retrouva dans un bistrot... ce soir là aller être une révélation, et pour moi le début du cauchemar...
Lorque je me suis réveillé, dans l'après-midi du 25, j'ai immédiatement constaté que je souffrais d'une robuste gueule de bois...
Je ne me souvenais plus de rien...sans doute lié à ce mal de crâne épouvantable: je ne tiens jamais l'alccool mais lorsque je bois je me sens tellement bien... tout est loin de vous dans ces moments là...
Mais les flashs qui heurtaient mon esprit depuis quelque mois resurgirent des instants plus tard. Au début ils étaient brefs au point que je comprenais mal les scènes qui se déroulaient devant mes yeux puis au fil des jours, comme un esprit qui hante vos jours, ces scènes se firent plus longues et plus explicites: des filles un homme se faisant assasiner, des coups de poignards, une carabine, du sang, beaucoup trop de sang... J'essayais de lier ces flashs entre eux mais c'était torturer mon esprit davange qu'il ne l'était. Ces horreurs devinrent mes cauchemards à tout heure de la journée au point que je finissais par me demander si j'étais l'auteur de ces crimes atroces...J'en devenais dingue. Mais je me suis dit qu'il fallait exorciser ces choses en moi pour retrouver l'esprit libre. Je me forçais à fermer les yeux...je revivais les scènes de crime trop bien; comme si j'étais dans la peau de ce boucher je me voyais par "bouts" mon bras, mes pieds...Mon sang se figea dans mes veines...C'était bel et bien moi...Ce n'était pas possible...je me suis sorti de ça il y a des années...il avait raison il m'avait prevenu que ça ne cesserai jamais...
- "Ecoutez Svetlana, en fait je ne suis pas loin de penser que Carbonnel a raison, au sujet de mon "logiciel La Palisse"...
Evidemment pas dans le sens où lui l'entend et ça nous conduit même au diagnostic inverse mais..."
...
L'écran chatoyait de fractales complexes, dont les métamorphoses se succédaient sans cesse, dans une sarabande à la fois diabolique et froidement digitale.
Le mal semblait posséder cette objet à la puissance numérique. Impossible de comprendre ce qui se passait. L'irrégularité de cet espace quasi-génétique était surnaturelle. Je me sentais complétement désemparé.Un fleuve de larmes s'écoulait de mes yeux qui ne pouvaient s'empécher de fixer l'écran. La plus grande richesse n'avait d'égal que ma tristesse quant à la tournure que prenaient les choses. Ma vision se troubla. Svetlana paraissait aussi pertubée que moi. Les mouvements et métamorphoses ne s'arrêtaient pas, et malgré leur fragmentation désordonnée, une forme non abstraite nous semblait prendre forme...une figure obscure, indescriptible apparaissait, nous parlait dans un langage que seuls des êtres venus d'un autre univers pouvaient comprendre. Je sentis ma tête tournée, mes jambes flébissaient, un spectateur omniscient apparenterai certainement mon corps à une masse morte, sans force... La voix d'outre-tombe s'arrêta. Svetlana et moi-même commencions seulement à reprendre connaissance quand des bruits de pas se firent entendre.Deux individus noirs en blouse blanche apparurent.Leur grandeur était impressionnante. Aucun son ne sortit de leur bouche, ils nous soulevèrent, et commmencèrent à nous faire avancer vers une autre salle.
Le sas a coulissé avec un petit soupir pneumatique. Les deux infirmiers noirs nous ont encadrés dans le minuscule réduit, nous dominant d'une bonne tête.
Ils nous regardaient sans dire mot. Mon DAT en mode enregistrement, j’attendais. Pendant de longues minutes nous nous restâmes ainsi, dans cet état second... Au bout d’une heure de tension intense, ils nous conduisirent vers la sortie. Un soulagement mêlé d’une déception m’emplie.
Nous avions recueilli peu d'informations lors de notre première visite mais par acquis de conscience, et parce que je n'avais rien d'autre à faire, j'ai transféré le contenu de mon enregistrement DAT sur un disque Syquest raccordé à l'ordi.
...
Je vais vous dire à quoi sert un bureaucrate, à l'ère de la communication instantanée, à l'âge de la vitesse-lumière. Il sert à bloquer l'information.
Mais moi je ne suis pas bureaucrat, je ne suis que medecin comme vous le voyez (cliquez ici)et d'ailleurs c' est préférable dans votre cas. Mr Andreas Scholmann, je vous rappelle au passage que vous êtes gravement malade(cliquez ici). Il faut absolument m'écouter, d'abord calmez vous, respirez ... (au bout d'une demi- heure Mr Scholmann avait enfin retrouvé une respiration a peu près normale.)Bon et bien si vous êtes calmé, il faut que je vous parle d'une chose très importante. Très importante pour vous bien- sûr, mais également pour moi, est-ce que vous me comprenez Scholmann. Est-ce que vous voyez de quoi je parle? Scholmann, vous m'ecoutez? (la gifle lancée par le docteur dans la figure déconfite de Mr Andreas Scholmann, sorti ce dernier de son semi-coma )
Comment ? Qu'est-ce qui se passe ? Ou suis-je, hurla t'il déconcerté.
Il vous faut reprendre vos esprits Mr Scholmann, et surtout il faut prendre une décision, vous ne pourrez pas échapper éternellement à vos obligations, et je le répete il faut vous calmez .
Mais enfin qui ètes vous et que me voulez vous?docteur ?
Un silence. Scholmann regarde un bref instant le docteur. Il y a une authentique expression d'innocence dans ses yeux, saisie par l'objectif de la caméra, pour qui veut bien la voir.
- "Je veux bien avouer tout ce que j'ai commis, dit-il, mais j'veux pas payer pour un autre, pour quequ'chose que j'ai pas fait..."
...
Il a fallu des mois pour identifier les filles. Le processus s'est déroulé dans le désordre, à partir de la fin février. Un tiercé plutôt morbide.
L'affaire avait été trainée de comissaire en commissaire, personne ne voulait s'en occuper, et on cherchait à le refiler au canton d'à coté. Les filles enfin retrouvées, on eut une bien mauvaise surprise, elles étaient à vrai dire dans un triste état ... Les dents et les yeux arrachés, plus grande possibilité de reconnaître les victimes, et le temps n'avait pas arrangé cela, les corps en eux même, à moitié pourris, avient été lacérés à grands coups d'ustensiles qui n'étaient toujours pas reconnus, les blessures plus horribles les unes que les autres... Scholmann raconta enfin:
J'ai passé un peu plus de trois ans à Montréal. Trois ans et demi à trimer dur sur une nouvelle génération de logiciels "neurocognitifs", pour le compte de la NASA.
après ces trois ans j'ai decouvert une nouvelle façon de lobotomiser la cellule décisionnelle des gens en la remplaçant par mon nouveau logiciel. Après quelque temps je me suis rendu compte qu'un médecin avait essayé cette cellule sur moi par chance elle n'était pas encore au point. Je me suis alors enfui en Russie.
L'appartement, une denrée encore rare à Moscou en ces temps-là, avait été loué au prix fort par le cabinet de recrutement. Il comptait trois chambres aux papiers peints défraîchis, un vaste salon doté d'un divan et d'une télévision hors d'âge.
Le compte à rebours allait commencer.....

5...4...3...2...1...Go !

16h50 : J'avais remarqué quelque chose de suspect : les toilettes étaient propres. Trop propres à mon goût pour un endroit si sordide..... Je ne me suis pas trop attardé sur le sujet car nous avions une mission à accomplir. Ce fut une grosse erreur.....

Un de nos gars qui bossait à mi-temps pour le FBI (Plus d'infos ici) avait réussi à infiltrer la mafia russe grâce à un de ses contact : " Svetlana ". On n’en saura pas plus sur cette personne pour le moment. Il avait rendez vous avec Darkovicz , dit "le boucher", un tueur à gage qui avait l'habitude de bosser pour les russes. Notre mission consistait à les surveiller et à veiller que tout ce passe bien. On a déjà perdu trois agents dont Mike et Akiko (KIA = Kill In Action ou Mort Au "Combat") en deux semaines..... Les gars ont commencé à installer le matériel d'écoute et de surveillance dans le salon. Ca n'a pas été facile de le trimbaler incognito dans ce bâtiment. On a été très discret et tout l'étage était sécurisé. Il y avait des agents de la NSA (Plus d'infos ici) un peu partout. C'était pour eux que je travaillais dorénavant. Toutes ces années passées à bosser pour la NASA (Plus d'infos ici) pour en arriver là je n'y aurais jamais cru......

Il était presque 17h00. Je voyais notre homme dans mon moniteur. Il attendait dans le petit parc près de la route. Il y avait peu de monde. C'était parfait. On ne pouvait rien raté de la scène. Meyer Estella notre tireur d'élite balayait la zone avec son MSG-90 au cas ou. Le stress me rongeait. C'était vraiment une opération de grande envergure. J'avais mal au ventre.....C'était peut-être le stress. Non ce n'était pas ça.....En tout cas j'avais de plus en plus mal.
"Durand remplace moi.....je reviens" C'est tout ce que j'ai pu dire avant de courir aux toilettes. Durand Liez était mon co-équipier. Ca faisait longtemps que l'on bossait ensemble. C'était un ex agent de la DGSE (Plus d'infos ici) qui a émigré aux Etats-Unis il y une dizaine d'années. Malgré ses airs de plouc et son faux accent marseillais c'était en fait un rigolo qui aimait piccoler. Néanmoins j'avais beaucoup de respect pour ce type. Je me suis enfermé immédiatement à double tour dans les WC.....

17h03 : R.A.S. (Rien A Signaler) Nos hommes étaient aux aguets. Notre agent patientait car il était un peu en avance. Et moi j'étais aux chiottes.....
17h04 : Une voiture s'est garée près de Norton Friour notre taupe. Il se leva du banc mais.....F.A. (Fausse Alerte) Quand a moi il était hors de question que je me lève de mon siège. J'entendais tout et je pouvais éventuellement donner mes ordres grâce a ma radio.
17h06 : Le stress me regagnait. "Mais qu'est-ce que tu fous bordel ?" Me demanda t-on. J'étais gêné et je n'avais plus qu'une seule envie.....prendre mon p-90 et buter le connard qui a piqué le papier toilette !
17h07 : Une limousine arriva. "Le contact est là...." me signala Durand. Un homme descenda du véhicule. "Ici Durand on lance une recherche sur le suspect."
17h09 : "Bingo ! Il est fiché." s'exclama Pixelman le hacker du groupe. Ensuite ce fut le silence pendant quelques secondes. Je n'entendais plus que les grésillements de ma radio.....J'ai appris très peu de temps après que nous avions affaire à un agent du MI-6 (Plus d'infos ici.) Il s'appelait Pablo Pradaut. Drôle de nom pour un agent secret britannique.....Les gars avaient trouvé une photo d'archives : l'agent Pradaut en train de tester un nouveau gadget des services secrets anglais (Cliquez ici). Une femme le rejoigna : C'était Svetlana..... Mauvaise nouvelle : Darkovicz n'était pas là.....Une autre femme descendit de la limousine. On avait aussi trouvé son identité dans la base de données de la CIA en quelques secondes : Meunier.....Aurélie Meunier Cette jeune femme était officier de l'armée de l'air dans l'armée française. Je ne sais pas pourquoi mais lorsque j'ai appris cela je me suis mis à rigoler comme un malade.....En fait on m'avait glissé sa fiche d'identité sous la porte et j'avais raison il suffisait de voir la photo..... Non en effet l'uniforme ne lui allait pas rien qu'à voir cela.....Bref apparemment elle avait un lien avec toute cette affaire.
17h12 : C'était une scène marrante. Du moins d'après ce que j'entendais dans la radio. On aurait dit deux couples assis comme des cons sur un banc.
17h15 : Ils se préparaient à partir quand soudain.....des bruits étranges sortirent des toilettes.....(Note : allumez vos enceintes et approchez vous d'eux) D'abord celui-ci puis celui-là et enfin un dernier avant le grand silence dans l'appartement......Je ne savais plus trop ce qui c'était passé.....Mais que m'était-il arrivé ? J'avais l'impression de ressortir d'un mauvais rêve. J'avais la tête en compote et un mal aux fesses pas possible.
"...Non, c'est bien moi, Svetlana... Darkovicz, vous savez, le fouteur de merde, le cauchemar-qui-hante-les-nuits-du-docteur-Carbonnel...
Un instant de suspension, comme un doute qui s'éteint définitivement."
- "Darkovicz ?... incroyable... Ou vous êtes, là ? A Paris ?"
- "Oui... mon astronef privé s'est posé à Roissy il y a deux heures environ..."
- "Je croyais que vous étiez mort ! La rebellion n'a plus de nouvelles de vous depuis au moins un an..."

- "Et bien non je suis bel et bien vivant, je vais tout vous expliquer, l'histoire est un peu compliquée :

Comme vous le savez j'étais en mission spéciale dans le secteur Dango 8, je peux maintenant vous le dire j'effectuais une « livraison » entre Hack-ER un des leaders de la Shadow Army (oui le groupe de terroristes qui sévit dans notre secteur) et la Bio-Enterprise GBE, je n'appartiens pas à cette méga-corpo mon âme va à l'argent d'où qu'il vienne. Ma mission était simple, je devais juste transporter des marchandises : pièces de juggernauts, cyborgs illégaux et même des organes interfacés, bref que des produits interdits par la grande convention d'Alpha Secundus. C'est pour cela qu'ils m'ont engagé pour ma rapidité et ma discrétion : qu'une autre méga-corpo vienne à apprendre que la GBE traite avec des terroristes et c'est la fin de celle-ci... mais en orbite autour d'une station de dépannage je me suis fait intercepter par la police, il ne me restait qu'un seul choix la fuite comptant sur la rapidité de mon astronef, malheureusement il y avait 3 Inter-Stars Police ships dans le secteur et je n'ai pas pu leur échapper, j'ai juste eu le temps de larguer la cargaison avant qu'ils ne m'arrêtent"

- "Mais vous avez bien eu un accident n'est ce pas ? Les russes et les américains ont trouvé des débris votre astronef ! Je le sais votre dossier a été classé top secret..."

- "Oui j'ai bien eu un accident...je ne me souviens pas du choc, probablement un missile.
j'avais avec les quelques survivants du crash saisit l'occasion unique qui s'offrait à nous et perdus sur cette planète nous avions tenté de gagner une ville faune sauvage agressive, beaucoup d'entre nous sont morts.
après quelques jours de marche et grâce aux rations récupérées dans les soutes de la carcasse de l'astronef nous n'étions plus que 2, Milo et moi à atteindre les alpes...et j'ai profité de la sécurité que m'offrait l'anonymat dans ces grandes cités omnis sur cette planète....

...je vous transmettrai le reste de mon journal plus tard, je suis poursuivi par des tueurs de Hack-ER ou de la GBE et je crois qu'ils m'ont repéré. Comme il est prévu dans ma mission, on se voit toujours à moscou dans 10 jours, je veux voir tomber la taupe qui m'a trahie !!"

... bip bip bip bip bip

- " Allo ! Alloo !!! Darkovicz !!!! "

- "Il y a d'autres disparitions suspectes dans toutes les Alpes, jusqu'en Autriche, et même en Slovénie, et donc on retrouve des corps de temps en temps, et parfois ça correspond, mais vous voyez, par exemple, une jeune fille disparaît vers Turin, et on la retrouve plusieurs mois plus tard, dans une rivière, au sud de l'Allemagne..."
...
Là-bas, à l'horizon, de hautes murailles gris argent se dressaient à l'assaut du vide, veinées de pourpre et de rose. Leurs sommets étincelaient d'un mercure inconnu.
Les Alpes.
Toute une chaines de montagnes se dressait vers le ciel. Au pied de celles-ci, la rivière coulait. Le ciel un peut nuageut laissait passer les raillons du soleil couchant, mais un de ces raillon n'était pas ordinaire. Il était bleuté. C'était en fait un raillon "transporteur de corps"! En effet, le tueur arrache les yeux de ses victimes pour une seule raison: il lui en faut régulièrement pour pouvoir préparer sa mixture diabolique. Le raillon, c'était lui qui l'avait conssut pour transporter les corps de ses malheureuses victimes. Cela les enmenait loin mais on pouvait apercevoir les ombres surgires du voile bleu, ainsi toutes les preuves et indices disparaissaient. Personne ne pouvait penser que c'était lui.Il avait pu s'aider du système carminat pour réaliser son raillon. En ce qui concerne les dents, il s'en faisait des colliers! Original pour un tueur! L'astronef vollait toujours.
Sur le tableau de bord, l'écran du système Carminat affichait un graphique fluo du réseau routier alentour, avec ses points de ralentissement et les itinéraires de délestage.
Le système Carminat etait sans aucun doute actuellement un des assistants les plus fiables du marché. Recherche d'individus, rédaction de profils-types, création de rayons télétransporteurs, on pouvait difficilement trouver plus complet. Pourtant il n'y avait pas moyen de faire un tant soit peu confiance à ce gadget en matière d'autoguidage. Si les points de ralentissement indiqués étaient à peu près exacts, les itinéraires de délestage proposés vous menaient quant à eux dans nombre d'impasses et autres routes forestières, se terminant la plupart du temps sur une zone industrielle désaffectée, une cul de sac humide, ou une clairière, certes paisible, mais bien loin des préoccupations aéro-autoroutières de l'astronotiste moyen (exemple).

Les ordinateurs de bord n'étaient pourtant pas un progrès technique récent, et par conséquent sujets à ce qu'on appelle en informatique les "bugs du débutant". Dès la fin des années 80, les premiers assistants personalisés de conduite avaient fait leur apparition dans les berlines de luxe (cf archives), puis avaient peu à peu équipé tous types de véhicules, à quatre, deux et même trois roues.
Inspirés par l'industrie aéronautique, les "car conceptors", toujours à l'affut du détail permettant l'accroissement des ventes, avaient généralisé la mise en place de ces petits dispositifs dans l'ensemble de leur gamme de produits ; ça ne coutait pas grand chose, l'installation en était plutôt aisée (voir plan d'installation), et avec l'apparition et le développement du G.P.S. (General Position System), le dispositif pouvait paraître assez fiable.
Cependant, à la suite des nombreuses attaques terroristes que le vieux continent avait subit, les travaux de rénovation du complexe autoroutier européen rendaient la tâche complexe aux programmateurs de ces petits engins. Devant sans cesse corriger les données intégrées aux logiciels, ils avaient désormais à prendre en compte les voies aériennes, et à faire face aux nombreux hackers de bas étage qui prenaient un malin plaisir à fourvoyer les crédibles astronotistes dans des réseaux routiers et aériens imaginaires.

Quoi qu'il en était, cela faisait bientôt deux heures que je tournais rond, ou plutôt en carré, puisque le Carminat ne m'indiquait maintenant plus que des bifurcations à angle droit. Les Alpes sont sans doute magnifiques en cette période de l'année, mais moi j'en avais ma claque de ces vallées interminables. Le seul avantage que je voyais à cette malencontreuse perte de temps était ma conversation avec Svetlana, source d'information intarrissable dans toutes sortes de domaines, et notamment dans celui qui me préoccupait le plus pour le moment : les serials killers et leur comportement.
Nous étions en train de discuter, Svetlana et moi des travaux de Colin Wilson, datant du début des années soixante-dix, il avait mis dès cette époque le doigt sur un certain nombre de points essentiels, comme par exemple la nécessité de disposer de pas mal de temps libre, pour tuer de manière répétitive pendant des années.
L'apparition des meurtriers en série est en effet inséparable de la naissance de la civilisation des "loisirs".
certe il en faut le temps, mais également l'envie et pour ces types c'est carrement une nécessité, en tout cas il faut croire. Pour qu'autant de détermination soit possible, les causes me dépassent, du bas ma vie simple, et je ne pense pas pouvoir expliquer quoi que ce soit a ce sujet. par contre peut être des peut être et une échappé qui respire un bien étre profond , déterminer, pleine d'envies fraiches et de sérénité, avec une carresse de légèreté. Affect affect affect quand tu t'y met , tu nous desarçonne a jamais. Tu t'explore et tu nous jette traumatisé dans la fête. Que dire a toi, a elle , assoiffé dans l'arene dans le temps dans cet arc ? toi la barque moi l'océan!..
Je me suis présenté comme un écrivain venu passer quelques jours dans les Alpes.
dans les alpes il fait froid et pour appuyer sur la gachette il faut des gants mais avec des gants la sensibilité de l' index est amoindrie d' environ trente pour cent alors pour etre efficace dans cette exercice de précision il faudrait découper la partie du bout du doigt ganter de façon à laisser à l' air libre l'ndex qui serait alors dans ce cas nouveau geler et donc atteint d'incapaciter s'élevant à environ trente deux pour cent alors que faire... laisser le soin de cette ironie du sort aux scientifiques experts de la NASA afin au plus vite de trouver la solution a ce problème de situation .
Des fractales éblouissantes fusaient sur l'écran. C'était moi. Mais comme "fusionné" avec l'entité Scholmann. Le regard ardent, illuminé, le crâne ras, la moue un peu molle. Un mélange tout à fait étonnant de mon portrait et de l'image du Vampire de Vitry.
Dans un recoin, il y avait un homme qui s'appelait Pâdîn Ruadh 0'CeaIlaigh et qui demeurait au pied de la colline du Petit-Nêifin. Il était marié, mais il n'avait pas d'autre enfant qu'une fille, qui était aveugle de naissance. Voici le nom que lui donnaient les voisins: Nora Dall (Nora l'aveugle), et ils avaient l'idée qu'elle avait des rapports avec les bonnes gens. Pâidîn n'avait dans sa ferme que deux acres de terre, et pour cette raison, il était très pauvre; il était dehors chaque nuit, qu'il fît humide ou sec, froid ou chaud, il ne savait pas ce qui l'attirait dehors, mais il était d'une nature remuante et il ne pouvait pas rester chez lui. Dans l'ancien temps, les gens croyaient que tous les pûca et les fantômes de la terre sortaient la nuit de Samhain pour détruire les mûres, et les gens n'auraient pas mis la moindre mûre dans leur bouche après cette nuit-là . Mais Pâidîn n'avait peur de rien au monde.
- "Un véritable journaliste d'investigation, voilà ce que c'est, je n'ai pas peur de dire mon boulot, c'est de fouiller les égouts et d'y remuer la merde..."
Une gorgée de cocktail automatique.
- "J'vous aime bien, Darkovicz, et j'pense qu'on est pas de trop pour les stopper... Surtout au vu de ce les flics remontent depuis une semaine du lac du Bourget.
Je pense aussi qu'avec ton esprit tordu l'enquête avancera plus vite!...Des termes obscurs, des énigmes à double sens ne te font pas peur mon chèr Darkovicz!!!
- Arrêter de me faire des fleurs, maintenant le boulot est au rendez-vous, il faut donc que je m'intègre pleinement et que je découvre ce qui est caché derrière tout cela. Ce mystère m'intrigue!!! m'interpelle!!! et j'espère bien trouver la solution avec vous et découvrir le ou les portraits de ces hommes malfaisants.
Voila une journée qui va s'écouler tout doucement pour que je puisse amplifier ma réflexion et que l'on détermine l'axe de recherche le plus déterminant possible, car cette procédure doit être réalisée rapidement pour arrêter ces monstres en folies.
J'ai profité de cette première nuit d'attente pour naviguer dans les banques de données des fichiers administratifs, et progressivement, nous sommes arrivés à recoller les morceaux. La machine complétait les bits d'information manquants, tout comme moi, et de notre dialogue naquit peu à peu un portrait.
Un parcours, une dynamique.
Plus on progressait dans nos recherches, plus le portrait de notre homme se dévoilait ... Nous n'aurions jamais dû être autant curieux... JAMAIS... Je ne nirais pas que cette personne me traversa l'esprit avant même que je la reconnaisse, mais cela me paraissais totalement absurde qu'elle soit impliquée. Je jure que si j'avais su que c'était LUI, je n'aurais même pas voulu savoir (phrase antinomique voire entierement stupide, car si je sais, comment pourrais-je anticiper pour ne pas savoir?).
Enfin bref... un fois l'identité de ce "monstre" affichée sur l'écran, nous sommes restés un bonne minute figés de terreur. De nombreuses légendes comtent ces actes de barbarie, il est connu sous le psedonyme du "CHIRURGIEN" d'autre l'appelle "LA FAUCHEUSE". Personne ne veut en parler, tout le monde en a peur. La police se casse les dents sur chaque crime de ce démon. Il est dit que le seul moyen de trouver le lieu ou il exerce ces experiences meurtrieres est l'odeur de putrefaction de ces victimes.

Nous avions devant les yeux les fichiers confidenciels du FBI le consernant. Une chose ne marqua, c'était la maniere dont il était nommé:
Dr JL
.

(Photo cliquer ici)
.
La nuit était déjà bien avancée lorsque la machine a émis son feulement habituel, avant que Schizzo/Scholmann ne prenne la parole : - "Il se passa quelque chose m'a-t-il dit".
Un silence. Un buzz. Puis :
- "Des accidents... mais je ne crois pas qu'il s'agisse d'accidents..."
Un accident, mais qui aurait pu croire à une erreur informatique. Nous avons découvert quelque chose qui dérange! La machine continue de faire un bruit énorme, l'écran se coupe est devient tout noir. Un message apparaît: "vous savez, vous mourez"........................ ....................votre curiosité va vous tuer!!!!!!!!!"........................... C'est clair, quelqu'un nous espionne et désormé sait que nous connaissons l'identité du "chirurgien"!!!!!!!! Cest pas bon du tout.............! Un autre message surgit :................... "je sais qui vous êtes".................... L'angoisse nous entoure, la peur dégouline sur nos fronts......... Un buzz, l'écran retourne sur les fichiers informatiques. Mais il y a un message: "quitter, non autorisé". Le dr Schizzo coupa l'alimentation: Nous sommes tombé au coeur d'un maléfique labirynthe informatique...........!!!!!!! Nous savons ce que nous ne devions pas découvrire. Sortons , les machines vont devenir supérieures aux hommes, si nous n'agissons pas.
D'après ce que m'expliqua le Docteur Schizzo, il s'agissait en fait d'un piège redoutable. Un assemblage de labyrinthes emboîtés les uns dans les autres comme des poupées gigognes. Nous faisions face à un univers de béton et d'acier noir. Un cube dont la paroi du fond donnait l'apparence d'un énorme portail métallique, aux formes étranges, hybride de systèmes mécaniques et biologiques.
La chose la plus étrange étant cette mélodie provenant de l'autre côté, une mélodie maléfique mais extrêmement attirante.Ils nous avaient quitté depuis environ une heure, ce portail, piège metallurgicoorganique, ne m'inspirait pas du tout. Je restait convaincue que cette séparation n'était pas une très bonne idée, même si elle était de Darkovicz, après tout lui et Scholmann n'étaient ils pas assez adultes pour ne pas s'entretuer. Je tenta de nouveau d'entrer en communication avec eux mais il me sembla que l'immense portail brouillait les ondes télépathiques qui nous reliaient. J'avais besoin de savoir où ils se trouvaient pour me convaincre qu'ils n'étaient pas encore morts. Ce labyrinthe était bien la pire chose qui pouvait nous arriver. Comment allions nous pouvoir nous en sortir ? "Depuis notre dernier rendez-vous, Darkovicz ne m'avait plus invité une seule fois. Peut-être avait-il mal accepté le fait que je ne soit pas humaine. Je regrettais cette ballade dans le parc l'autre soir, je haissait les caniches noirs. Plus précisemment celui qui m'avait agréssé, à vrai dire j'aurais aimé me laisser aller à mes instincts bestiaux et l'égorger, mais après tout, cette planète et ses habitants ne m'avaient-t-ils pas acceuillis sans que je n'ai de comptes à leur rendre. Peut être était-ce mieux ainsi, Darkovicz est pourtant le seul humain qui m'ait plû jusqu'à présent." Je ne savais pas pourquoi mon esprit s'était ainsi déconnecté de la réalité. Le docteur Schizzo m'observait, étonné de ma rêverie soudainne, il est vrai que ce n'était pas vraiment le moment de laisser divaguer mon esprit.
Il y avait une tache orange dans la nuit. Une tache orange qui luisait sous la lune. Sous la tache, une massa laiteuse qu'on distinguait à peine derrière les arbres.
La main de Svetlana s'est agrippée à mon poignet.
- "Qu'est-ce qu'on fait ?" m'a-t-elle chuchoté.
...
Je n'ai repris pleinement conscience que plus tard.
Nous roulions sur une route déserte.
L'aube se levait.
J'étais allongé sur la banquette arrière. Svetlana conduisait.
Dans son box, côté passager, la machine pulsait d'une lumière sauvage.
Cette lumière m'apparue soudainement comme maléfique.
-Enfin réveillé?
Je quitta la machine des yeux pour regarder Svetlana. Elle regardait fixement la route. Comme réponse, je posa à mon tour une question, à ma grande habitude:
-Depuis combien de temps roulons-nous?
-Ah! Tu est enfin réveillé.
Le son de ma voix semblait l'avoir surprise et pourquoi me redire la même chose?
-Nous roulons depuis plus de 4 heures déjà,continua Svetlana, mais toi tu "dors" depuis au moins 6 heures! Je t'ai trouver allonger par terre. Tu te souviens de ce qui t'est arrivé?
Je cherchais dans ma mémoire. Dans la derniére image que mon cerveau avait enregistrée, j'était à côté de Svetlana et nous regardions une tache orange qui s'élargissait dans le ciel.
-Arrête de chercher, tu ne trouvera rien. C'est moi qui ais effacé ta mémoire.
-QUOI! m'écriais-je.
Svetlana se retourna:
-Qu'est-ce qui te prend de crier?
- Tu croyais que j'allais réagir comment à l'annonce que tu ais éffacé ma mémoire?
-Mais de quoi tu parles?
Je resta bouche bée les yeux rivés sur sa bouche. Elle m'avait bien dit 2 minutes plutôt, qu'elle m'avait effacé la mémoire. Je n'avait pas rêver.
-Pauvre idiot!
Un bref "Ah!" sortit, par stupeur, de ma bouche. Les lèvres de Svetlana n'avaient pas bougées! Ce n'était pas elle qui avait prononcé cette phrase. Mais qui? J'inspecta toute la voiture: nous n'étions que tout les deux dans l'habitacle de l'auto. Puis mon regard se posa sur la machine.
- Comment tu as pus croire qu'une simple humaine ais le pouvoir d'effacer la mémoire du prophète!
C'était elle! La machine me parlait! Non, ce n'était pas possible.
-Bien sur que c'est possible!
C'était encore elle! De plus, elle lisait dans mes pensées!
- C'est évident que je puisse lire tes pensées! Je communique avec toi à travers elles! Bon, maintenant il faut que je t'explique ta mission. Tu dois poursuivre l'oeuvre d'Andreas Sholmann. Nous avons cru que c'était lui le prophète, et nous lui avons transmit nôtre savoir. Il ne l'a pas supporté. Mais cette fois, nous sommes sur que toi tu réussi...
Un tas de questions venaient à mon esprit: Est-ce que j'étais devenu fou? Je n'en n'avait pas l'impression. Alors, comment une machine pouvait me parler? Et pourquoi il n'y avait que moi qui l'entendait(Svetlana ne l'entendait pas en tout cas)? Qu'avais-je de particulier pour l'entendre? Et qu'est-ce que c'était que cette histoire de prophète? De continuer l'oeuvre de Sholmann puisque j'était Sholmann? Un doute s'immissa dans ma tête: je n'était plus sur d'être Andreas Sholmann. J'avais l'impression d'avoir changer de peau durant cette histoire. Là, je commençais vraiment à devenir fou! Je ferma nerveusement les yeux et cria le plus fort possible dans le but de faire taire toutes ces questions.
Quand je les rouvris, je me retrouva dans mon lit. Un fous rire me pris. Je regarda ma table de nuit. Il était là le responsable de toute cette aventure. Tranquillement refermé, avec mon marque ta page qui dépassait...

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